de Patrick Scemama

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La République de l'Art
Douceur trompeuse

Douceur trompeuse

« Prends garde à la douceur des choses », disait jadis Raphaële Billetdoux. Et on ne peut que lui donner raison. Car elles cachent parfois une violence que l’on ne soupçonnait pas. Ce sont souvent les artistes femmes qui ont cette capacité de surprendre. Leurs travaux peuvent se révéler familiers, rassurants, presque décoratifs, et soudain se retourner dans la noirceur, le trouble, l’inconfort (que l’on pense à Louise Bourgeois ou à Annette Messager, par exemple). C’est une supériorité du féminin sur le masculin : là où les hommes se livrent plus immédiatement, presque brutalement et sans nuances, les femmes avancent masquées, déconcertent et intriguent. Il ne s’agit pas bien sûr d’en faire une règle absolue, mais c’est un phénomène que l’on peut souvent observer dans l’art d’aujourd’hui. La preuve, cette semaine, avec deux expositions d’artistes à l’apparence trompeuse : Nathanaëlle Herbelin chez Jousse-Entreprise et Pauline Bazignan chez Praz-Delavallade. Nathanaëlle Herbelin a fait les Beaux-Arts de Paris, mais elle a grandi en Israël, d’un père français et d’une mère israélienne. Elle peint des choses de son quotidien : des petits riens, des amis, des lieux dans lesquels elle vit, se sent bien ou qui ont un lien très fort avec la nature. Tout chez elle est […]

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