de Patrick Scemama

en savoir plus

La République de l'Art

Expositions

Autour de Paris

Autour de Paris

0

commentaire

Aujourd’hui, pas de point commun entre les expositions dont il est question dans ce post, si ce n’est qu’elles se tiennent toute en banlieue parisienne. La première a lieu à la Fondation Arp, à Clamart, un lieu que l’on ne connaît pas assez et qui fut la maison dans laquelle vécurent Jean Arp et son épouse, Sophie Taeuber. C’est elle, d’ailleurs, qui a construit cette maison moderniste et qui y est aujourd’hui à l’honneur, à l’occasion des quatre-vingt ans de sa mort. Née en Suisse en 1889, élevée par une mère sensible à l’art et qui accueille des étudiants en […]

lire la suite .../ ...
La parole aux femmes

La parole aux femmes

0

commentaire

S’il est une bonne nouvelle dans l’histoire de l’art des ces dernières années, c’est la reconnaissance de plus en plus grande des artistes femmes. Ce phénomène n’est pas récent, on a déjà pu l’observer, entre autres, depuis l’exposition elles©centrepompidou en 2009, à Beaubourg, qui mettait pour la première fois en lumière les artistes femmes de la collection, mais il a pris de l’ampleur ces derniers temps, en particulier dans le sillage du mouvement #metoo. On ne peut bien sûr que s’en réjouir et on espère qu’il va continuer et même s’amplifier, mais force est de constater qu’à l’instar d’autres qui […]

lire la suite .../ ...
Paris-Bruxelles (Ariane Loze, Marion Verboom)

0

commentaire

Ariane Loze occupe une place un peu à part dans le monde de l’art contemporain. Venant du théâtre, elle écrit des textes très précis qu’elle interprète elle-même et qu’elle met en scène dans des vidéos où elle apparait le plus souvent seule. En fait, elle endosse tous les rôles dans un pari fou où elle prend un plaisir évident à changer de costumes et de coiffure et à jouer aussi bien des rôles masculins que féminins. Mais là où une Cindy Sherman cherchait, dans un esprit militant, à montrer toutes les représentations dans lesquelles était enfermée la femme, Ariane Loze, […]

lire la suite .../ ...
Judit Reigl et le corps masculin

0

commentaire

Dans mon précédent post (cf Sexe, tendresse et autres fébrilités – La République de l’Art (larepubliquedelart.com)), je vous parlais du regard que les femmes, en art, ont posé sur le corps masculin, après des siècles de regard masculin sur le corps féminin. C’est exactement le sujet de l’exposition collective qui vient de s’ouvrir chez Kamel Mennour, sous la houlette de Christian Alandete, qui a rejoint la galerie il y a un an, après avoir été longtemps chargé des relations avec les artistes contemporains à l’Institut Giacometti. Dans un brillant texte affiché à l’entrée du grand espace de la rue du […]

lire la suite .../ ...
Sexe, tendresse et autres fébrilités

0

commentaire

Le regard des femmes sur le corps de l’homme et sur la sexualité masculine est un phénomène récent en art, qui vient après des siècles de regard de l’homme sur le corps féminin et qui se différencie des stèles que les artistes gays ont pu dresser à l’objet de leurs fantasmes. Et il est loin encore d’être totalement accepté. Xinyi Cheng, par exemple, (cf Xinyi Cheng, peinture au poil – La République de l’Art (larepubliquedelart.com), cette artiste chinoise qui vit désormais en France, témoigna dès sa première exposition de sa fascination pour le corps masculin et en particulier pour la […]

lire la suite .../ ...
Les Néo-Romantiques: un mouvement à redécouvrir?

0

commentaire

L’été dernier, je vous parlais d’une exposition qui se tenait à la Villa Paloma de Monaco et qui, sous le titre de Excentrique Bébé, rendait hommage à ce merveilleux peintre et décorateur que fut Christian Bérard (cf Christian Bérard, la peinture masquée – La République de l’Art (larepubliquedelart.com)). Christian Bérard fut un des principaux acteurs d’un groupe que le critique Waldemar George qualifia de « Néo-Romantiques ». En fait, ce groupe se constitua en 1926, à l’occasion d’une exposition organisée à la hâte à Paris à la galerie Druet, grâce aux liens qu’un de ses membres, Pierre Charbonnier, avait avec cette galerie. […]

lire la suite .../ ...
Avant et après l’orage

Avant et après l’orage

0

commentaire

En se rendant à la Bourse de Commerce, voir Avant l’orage, le nouvel accrochage de la Collection Pinault dû à sa récente directrice, Emma Lavigne, on se dit qu’on va assister à une énième exposition sur l’anthropocène et la catastrophe écologique. Certes, le sujet est d’importance, il est même primordial aujourd’hui, mais il y a tant d’expositions qui le traitent, comme la question du néo-colonialisme récemment, qu’il est devenu cliché et qu’on a peur d’y trouver le même catalogue de bonnes intentions qu’on voit fleurir un peu partout. Mais lorsqu’on est à l’intérieur du bâtiment, les craintes tombent, tant les […]

lire la suite .../ ...
Avec Marcel Alocco, l’Ecole de Nice existe encore

0

commentaire

De tous les artistes de ce que l’on a coutume d’appeler l’Ecole de Nice, Marcel Alocco est loin d’être le plus connu. Pourtant, c’est un des plus intéressants, un de ceux dont la démarche résonne le plus avec notre sensibilité contemporaine, comme le prouve le nouvel accrochage qui vient de lui être consacré dans les collections du Mamac de Nice, qui possède un fonds important de ses oeuvres. Marcel Alocco est né en 1937 dans la Baie des Anges, où il vit toujours et exerce une activité de plasticien, mais aussi d’écrivain ou d’éditeur de revues. Dans les années 60, […]

lire la suite .../ ...
En Ukraine, l’art, malgré la guerre

0

commentaire

Depuis l’invasion russe, l’art et la culture sont bien sûr passés au second plan en Ukraine. Mais après un an de conflit, les autorités, avec le soutien de l’United States Agency for International Development (USAID), n’ont pas voulu baisser les bras. C’est ainsi que, le 17 février ouvrira à Podil, quartier historique de Kiev, Module of Temporality (MOT), un nouveau projet de « Don’t Take Fake », agence qui travaille sur le développement de la création contemporaine depuis presque 12 ans. Cet espace éphémère, situé à Kontraktova square, sera composé de 27 containeurs qui peuvent s’assembler et se déplacer en moins de […]

lire la suite .../ ...
Amy Sherald, Nathanaëlle Herbelin: le portrait et l’intime

0

commentaire

Célèbre aux Etats-Unis puisqu’elle a peint le portrait officiel de Michele Obama, qui est exposé à la National Gallery de Washington, Amy Sherald n’avait jamais été montrée en Europe. C’est désormais chose faite avec l’exposition qui s’est tenue chez Hauser & Wirth à Londres et dont la majeure partie est actuellement présentée dans l’espace monégasque de la galerie. L’événement est d’importance, car l’artiste fait partie des meilleurs portraitistes de la communauté afro-américaine, que l’on voit beaucoup en ce moment dans le milieu de l’art (et ce n’est que justice), mais à qui cette appartenance ne donne pas forcément du talent. […]

lire la suite .../ ...
L’arc-en-ciel se poursuit en janvier

0

commentaire

Le mois dernier, je rendais compte d’un certain nombre d’expositions parisiennes qui témoignaient d’un esprit très gay ou plus précisément LGBTQIA+ (Décembre arc-en-ciel – La République de l’Art (larepubliquedelart.com). C’est dans cette mouvance que s’inscrit l’exposition que propose la galerie Semiose, The Minotaur’s Daydream. Pourtant, son commissaire, Anthony Cudahy, qui est aussi un des artistes de la galerie, ne la présente pas exactement sous cet angle. Dans un texte assez énigmatique, il précise : « Je mentirais si je ne disais pas que, au cours des trois dernières années, je me suis souvent trouvé dans une familiarité grise, quelque chose qui ressemble […]

lire la suite .../ ...
Fabrice Hyber, Laurent Grasso: l’art et la science

0

commentaire

Même si le Romantisme a cherché à les opposer sous prétexte que l’un relèverait de l’imagination et l’autre de la raison, l’art et la science ont toujours cohabité ; il suffit de se souvenir de Léonard de Vinci, qui était autant inventeur qu’artiste, pour s’en convaincre. Dans l’art contemporain, ce dialogue s’est poursuivi, même s’il a parfois donné lieu à des machines autant poétiques que loufoques (Tinguely, par exemple). Mais depuis quelques années, c’est un véritable échange entre scientifiques et artistes qui s’est mis en place, donnant lieu à des œuvres qui se situent autant d’un côté que de l’autre, comme […]

lire la suite .../ ...
Au bonheur de l’artistique et de l’utilitaire

0

commentaire

On connait mal le CEAAC (Centre Européen d’Actions Artistiques Contemporaines), ce lieu d’art de Strasbourg situé dans un quartier qui fait tampon entre le centre historique et l’université. Il s’est installé au milieu des années 90 dans le bâtiment de l’entreprise Neunreiter, qui vendait, depuis la fin du XIXe siècle, des porcelaines, faïences, poteries, verreries, luminaires et autres articles de ménage (et qui appartient toujours à la famille). C’est un bâtiment Art nouveau, qui témoigne, pour l’époque, d’une véritable francophilie dans la capitale alsacienne occupée et qu’on ne trouvait généralement que dans le privé (les monuments officiels relevaient davantage d’un […]

lire la suite .../ ...
Giacometti/Dali: l’image double

Giacometti/Dali: l’image double

0

commentaire

Depuis qu’il s’est ouvert, en 2018, dans l’ancien atelier art-déco de l’artiste Paul Follot, à Montparnasse, l’Institut Giacometti, qui va bientôt déménager pour un espace beaucoup plus important dans l’ancienne gare des Invalides, a présenté des expositions soit thématiques (Giacometti/Sade, cruels objets du désir, L’Homme qui marche, une icône du XXe siècle, entre autres) soit des confrontations avec des artistes contemporains (Annette Messager, Douglas Gordon ou récemment Sophie Ristelhueber). L’exposition qu’il présente aujourd’hui, sous le commissariat d’Emilie Bouvard, évoque la rencontre relativement brève entre deux artistes qui appartinrent, tous les deux, au mouvement surréaliste, avant d’en être exclus, et qui […]

lire la suite .../ ...
Valentin Carron, Catherine Viollet: d’après

0

commentaire

On connaissait le travail d’appropriation de Valentin Carron, cet artiste suisse qui s’ingénie à reproduire, mais dans un autre matériau, des éléments vernaculaires de l’environnement, le Valais, dans lequel il évolue. Cela va de monuments anonymes à des sculptures de l’espace public auxquelles il redonne une nouvelle forme d’existence, sans forcément nommer ses sources. Ou à mouler un morceau de bois à la forme particulièrement phallique -sorte de métaphore de la virilité de l’homme d’affaires dans le bureau duquel il l’a découvert- pour en faire une édition en aluminium (Villa Flora, 2008). Tout cela était très intelligent, cultivé, avec une […]

lire la suite .../ ...
Décembre arc-en-ciel

Décembre arc-en-ciel

0

commentaire

Nous sommes en décembre, il fait gris et l’hiver approche. Mais on peut se réchauffer le cœur -et les sens- en allant visiter les galeries et en particulier certaines, qui présentent un programme très gay en cette fin d’année. C’est ainsi que Air de Paris expose les lauréats de la première édition du Prix Utopi·e — le premier prix LGBTQIA+ dans l’art, initié par Agathe Pinet et Myriama Idir, qui s’est tenu en mai dernier aux Magasins généraux de Pantin. Initialement, il n’aurait dû y avoir qu’un lauréat qui aurait eu droit à une exposition personnelle à la galerie Marcelle […]

lire la suite .../ ...
Au Mamac de Nice, les fleurs ne sont pas pour la décoration

0

commentaire

L’édition 2022 de la Biennale de Nice, conçue par Jean-Jacques Aillagon, avait pour thème « les fleurs » et elle a donné lieu à onze expositions à travers la ville, dont la très belle exposition Matisse-Hockney, au Musée Matisse, en guise d’ouverture (cf Hockney-Matisse, le paradis retrouvé – La République de l’Art (larepubliquedelart.com)). Pour la fermeture, c’est le Mamac qui s’y colle, avec sa proposition contemporaine. Il y eut, bien sûr, durant l’été, au Pôle des cultures contemporaines de Nice, le 109, une exposition qui explorait le thème avec des artistes d’aujourd’hui, Power Flower, mais celle-ci, en dépit de la qualité de […]

lire la suite .../ ...
John Giorno, Agnès Thurnauer: correspondances et mémoires

0

commentaire

Pendant longtemps, son nom -et surtout son visage- ont été associés au film d’Andy Warhol, Sleep, dans lequel on le voit dormir pendant plusieurs heures. Puis il a tracé sa propre route, en tant que poète, et des phrases tirées de ses œuvres et de son adhésion au bouddhisme (« You got to burn to shine », « Life is a killer », etc.) sont apparues dans les galeries d’art, écrites sur des fonds colorés, comme des mantras. En 2015, son compagnon et mari, Ugo Rondinone, lui consacra une sublime exposition au Palais de Tokyo, qui faisait état de tous ses talents et qui […]

lire la suite .../ ...
Cyprien Gaillard, la renaissance après la ruine

0

commentaire

Il y a une dizaine d’années, l’irruption de Cyprien Gaillard sur la scène artistique française avait fait l’effet d’une bombe. Surdoué, le jeune homme au look de bad boy, qui ne se déplaçait qu’avec sa bande, se singularisait par une pratique qui consistait à vandaliser des toiles de petits maîtres du XIXe siècle en les recouvrant partiellement de peinture. Passionné d’architecture, il réalisait aussi des gravures à la manière de Rembrandt, mais en y intégrant des tours ou des buildings de notre époque. Ou filmait des barres d’immeubles qu’on faisait sauter dans le Nord de l’Angleterre à la manière d’un […]

lire la suite .../ ...
Anri Sala, Ugo Rondinone: le temps, l’histoire et les éléments

0

commentaire

On avait été réservé, cet été, sur l’installation de Philippe Parreno qui occupait la rotonde de la Bourse du Commerce, dans le cadre de l’exposition Une seconde d’éternité qui était la première de la nouvelle directrice de la fondation, Emma Lavigne (cf A Paris, l’été – La République de l’Art (larepubliquedelart.com). Spectaculaire, certes, mais trop technique, trop complexe, d’une sophistication qui empêchait l’émotion. Soyons honnête, l’installation d’Anri Sala qui lui succède, toujours dans le cadre de cette même exposition, n’est guère plus simple, mais elle passe par la sensation, le ressenti pour aboutir à la réflexion et cet élément change […]

lire la suite .../ ...