de Patrick Scemama

en savoir plus

La République de l'Art

Expositions

Pasolini et la peinture

Pasolini et la peinture

0

commentaire

Le cinéma et la peinture : un vaste sujet, qui mériterait une étude conséquente (certaines existent déjà) et qui concerne autant l’influence que cette dernière a eu sur le premier que la manière dont le cinéma s’en est emparé, parfois pour raconter des vies de peintres (Van Gogh, Michel-Ange, Renoir et récemment Bonnard, pour n’en citer que quelques-uns). On a pu voir à quel point le cinéma muet, qui n’existait que par l’image, a pu se rapprocher de la peinture et reprendre en même temps les courants esthétiques de son époque (l’expressionnisme). Et chez un cinéaste comme Patrice Chéreau, dont le […]

lire la suite .../ ...
« Présences arabes », modèle d’exposition

0

commentaire

Si vous voulez voir une exposition qui affiche des noms célèbres, n’allez pas voir Présences arabes, qui se tient actuellement au Musée d’Art Moderne. Car en dehors d’Etel Adnan, de Jean-Michel Atlan et d’Huguette Caland, tous les autres ne sont pas ou peu connus. Et c’est le mérite de cette exposition passionnante, qui fait découvrir tout un courant artistique qui dort dans les réserves des musées ou dans des collections privées et couvre tout un pan de notre histoire coloniale puis post-coloniale. Comme l’indique le document qui l’accompagne : « L’exposition se veut un projet de réhabilitation historique mais aussi de réconciliation […]

lire la suite .../ ...
Voir et toucher

Voir et toucher

0

commentaire

Ce sont deux expositions qui n’ont rien en commun, mais qui frappent par leur intelligence et leur pertinence. La première se tient à la galerie Imane Farès, qui s’est faite plus discrète depuis qu’elle a choisi de réduire considérablement le nombre d’expositions pour pouvoir les faire durer plus longtemps et de ne plus faire de foires. Elle a pour titre : There Is a Light That Never Goes Out, du nom d’une pièce conceptuelle de l’artiste sudafricain James Webb (rappelons que la galerie ne représente que des artistes africains ou du Moyen-Orient) et qui, sous la forme d’un néon qui peut […]

lire la suite .../ ...
A Montrouge, on cultive son jardin

0

commentaire

L’ouverture d’un nouveau lieu d’exposition est toujours une bonne nouvelle. Surtout lorsqu’il est parrainé par un artiste aussi talentueux et généreux que Fabrice Hyber. Les Jardiniers, à Montrouge, qui a été inauguré le week-end dernier, est une ancienne usine d’hélices devenue par la suite l’atelier des jardiniers de la ville. Ce bel espace de 600 m2 se veut un lieu hybride, qui propose surtout des expositions (au rythme de quatre par an, dont une en lien direct avec le Salon de Montrouge), mais permet aussi de satisfaire des envies plus matérielles dans un restaurant, La Cantine, qui privilégie les produits […]

lire la suite .../ ...
Julian Charrière, l’écologie comme aventure

0

commentaire

Dans un précédent post (cf Dans l’oeil de la nature – La République de l’Art (larepubliquedelart.com)), j’évoquais Daniel Steegmann Mangrané, ce très beau plasticien, dont l’œuvre tourne autour des questions écologiques, mais avec des moyens très simples, fragiles, presque minimaux. Ce sont les mêmes questions qui nourrissent le travail de Julian Charrière, qui présente sa première exposition à la galerie Perrotin, mais les manières d’y répondre sont à l’opposé, elles empruntent des chemins radicalement différents, même si elles participent d’une même curiosité de l’univers. On avait découvert cet artiste franco-suisse, ancien élève d’Olafur Eliasson, qui vit à Berlin et qui […]

lire la suite .../ ...
A la Bourse de Commerce, le monde va et vient

0

commentaire

Soyons clairs : la nouvelle saison que vient d’inaugurer la Bourse de Commerce, Pinault Collection, sous le commissariat de Jean-Marie Gallais, n’est pas la meilleure depuis l’ouverture de l’institution. Sans doute parce que les œuvres présentées, qui sont toutes issues de la collection, ont déjà été parfois vues ailleurs et qu’il n’y a donc pas vraiment d’effet de surprise. Sans doute aussi parce que son thème, Le Monde comme il va (le titre est emprunté à un conte de Voltaire) est un peu vague, permettant de tout inclure, les bonnes comme les mauvaises nouvelles, les œuvres joyeuses comme celles qui délivrent […]

lire la suite .../ ...
Dans l’oeil de la nature

Dans l’oeil de la nature

0

commentaire

Le lien avec la nature : toute l’histoire de l’art -ou presque- s’est bâtie autour de lui. Dans l’imitation ou au contraire dans le rejet ou pour l’opposer, souvent de manière artificielle, à la culture. Et aujourd’hui, alors que les questions écologiques sont parmi les plus cruciales du moment, celui-ci s’impose avec encore plus d’importance. Trois expositions présentées actuellement à Paris témoignent de ce questionnement. Mais elles le font chacune à leur manière et surtout avec des matériaux très différents. La première -chose suffisamment rare pour être soulignée- se tient dans deux galeries simultanément : Esther Schipper et Mendes Wood DM. Il […]

lire la suite .../ ...
« Coming Soon », l’avenir à travers les artistes

0

commentaire

C’est le genre d’expositions qu’on aime bien. De celles qui mêlent des pièces archéologiques venues du Louvre à un dessin de Füssli ou des documents de Jules Verne, même si l’essentiel relève de l’art contemporain, puisque telle est la vocation du lieu où elle se tient, la fondation Lafayette Anticipations. Elle a pour titre Coming Soon et se base sur une phrase de Barbara Kruger qui dit, non sans ironie, que « l’avenir appartient à ceux qui peuvent le voir ». Car c’est d’avenir qu’il est question ici, de la manière dont les artistes l’ont questionné, ce qui fonde leurs doutes, leurs […]

lire la suite .../ ...
Djabril Boukhenaïssi, éloge de la disparition

0

commentaire

Encore peu connu il y a seulement quelques mois, le jeune peintre Djabril Boukhenaïssi, né en 1993, a fait une percée remarquée sur la scène artistique française : repéré chez Private Choice de Nadia Candet au moment de Paris+ et lors d’une exposition collective à la galerie Peter Kilchmann en septembre, il a été lauréat du premier Prix Art et Environnement décerné par la Fondation Lee Ufan et la maison Guerlain, qui lui a donné une résidence et lui permettra d’exposer à Arles cet été sur le thème de la nuit. En attendant, il montre ses mystérieux et évanescents tableaux à […]

lire la suite .../ ...
La tache et le noeud

La tache et le noeud

0

commentaire

Longtemps considérée comme une faute ou une erreur, la tache, en peinture, a acquis au cours du XXe siècle une autonomie esthétique qui s’est manifestée sous différentes formes. Que ce soit le tachisme (on pense bien sûr au « dripping » de Pollock), la coulure, la giclée, l’empreinte, la salissure ou encore l’éclaboussure, ce qui initialement pouvait altérer le tableau et saper le travail de l’artiste lui a donné sa marque, sa personnalité, son caractère. Alliée ou concurrente de la ligne, la tache est devenue un moyen d’expression qui a donné naissance à quelques chefs-d’œuvre de la modernité. Et si on la […]

lire la suite .../ ...
Ali Cherri, Jean-Charles de Quillacq: la tête et les jambes

0

commentaire

« Envisagement », ce mot peu usité signifie autant le fait d’envisager, de prendre en considération que celui de penser, d’examiner un visage. Et c’est cette double signification qui est à l’œuvre dans l’exposition éponyme que présente actuellement la Fondation Giacometti, qui fait dialoguer l’artiste contemporain Ali Cherri, un habitué de ces colonnes (cf, par exemple, Ali Cherri ensorcelle « Le Barrage » – La République de l’Art (larepubliquedelart.com)), et l’auteur de L’Homme qui marche. Invité, comme avant lui Douglas Gordon ou Rebecca Warren, à répondre à l’œuvre du grand Maître, Ali Cherri avait d’abord pensé mettre l’accent sur le lien à l’archéologie, Giacometti […]

lire la suite .../ ...
Suzanne Husky, quand l’activisme rime avec art

0

commentaire

On avait remarqué le travail de Suzanne Husky il y a quelques années avec ses céramiques qui reproduisaient des bouteilles de détergent ou de produit vaisselle et ses vases recouverts de fleurs. Séduisants, remarquablement réalisés, ils n’en étaient pas moins porteurs de messages très revendicatifs sur la cause écologique et dénonçaient l’objet même, toxique à tout point de vue, dont ils donnaient une image faussement flatteuse. De même que des tapisseries inspirées du Moyen-Age pouvaient laisser penser que l’artiste s’inscrivait dans la tradition, alors que si l’on regardait attentivement, on se rendait compte qu’elles aussi racontaient une histoire très contemporaine […]

lire la suite .../ ...
Calzolari l’alchimiste

Calzolari l’alchimiste

0

commentaire

Est-ce parce qu’ils baignent dans un environnement où le passé se rappelle à chaque coin de rue et où l’art a laissé d’innombrables traces que les artistes italiens contemporains sont à ce point sensibles à la mémoire et à l’esthétique ? Toujours est-il que même les plus radicaux d’entre eux n’ont jamais complètement évacué la question du beau et de la forme. Au point d’ailleurs que cela a pu paraitre handicapant, que cela a pu sembler un obstacle au franchissement de certaines règles et de certains codes. Mais beaucoup ont aussi réussi à l’intégrer, à le détourner et à en faire […]

lire la suite .../ ...
2023 s’achève et des galeries ferment

0

commentaire

2023 s’achève et il est temps d’établir des bilans, de faire le compte de ce que l’année a laissé de meilleur. C’est un exercice un peu obligé, mais qui permet de faire un tri, de voir ce que la mémoire garde et ce qu’elle fait passer aux oubliettes. Comme toutes les autres années, 2023 a eu son lot de flops, mais aussi d’artistes marquants, de bonnes expositions,. Parmi elles, on pourrait citer : -à Paris, le parcours sans faute de la Pinault Collection avec ses présentations rigoureuses et ses œuvres de grande qualité (Avant l’orage avec les installations de Danh Vō, […]

lire la suite .../ ...
Au Centre Pompidou-Metz, Elmgreen & Dragset nous souhaitent bonne chance

0

commentaire

Issu de la scène et des arts vivants, Elmgreen & Dragset, le célèbre duo d’artistes dont il a plusieurs fois été question dans ces colonnes (cf Légèretés 2: Elmgreen & Dragset – La République de l’Art (larepubliquedelart.com)), a souvent conçu des installations qui étaient comme des pièces de théâtre sans personnages. Comme, par exemple, lors de la Biennale de Venise où ils avaient transformé les pavillons nordiques en la demeure à vendre d’un riche collectionneur gay dont le corps flottait dans la piscine. Ou comme au Victoria and Albert Museum de Londres, où ils avaient reconstitué l’appartement d’un architecte esthète […]

lire la suite .../ ...
Edgar Sarin, alchimiste à Saint-Nazaire

0

commentaire

Recueillir, protéger, assembler, telles semblent être les principales intentions des œuvres d’Edgar Sarin, cet artiste singulier dont on avait découvert le travail il y a quelques années grâce aux Révélations Emerige et qui a fait bien du chemin depuis (cf Edgar Sarin – La République de l’Art (larepubliquedelart.com)). Recueillir, parce que bon nombre de ses sculptures comportent une niche, un creux, un renfoncement en attente d’un objet qui ne s’y trouve pas, mais qui pourrait facilement y prendre place. Protéger, parce que dans ce recueillement, il a la volonté de les mettre à l’abri, en dehors du monde, quitte à […]

lire la suite .../ ...
Philemona Williamson, Maude Maris et Elené Shatberashvili en toute liberté

0

commentaire

Révélée lors l’exposition collective The Minotaur’s Daydream proposée l’an passé par Anthony Cudahy à la galerie Semiose (cf L’arc-en-ciel se poursuit en janvier – La République de l’Art (larepubliquedelart.com)), Philemona Williamson n’avait jamais bénéficié d’exposition personnelle en France. Pourtant, c’est une artiste qui a déjà derrière elle une carrière longue de plus de quarante ans et qui a exposé dans de nombreux musées et galeries aux Etats-Unis. En tant qu’afro-américaine, c’est aussi une artiste qui a été confrontée aux questions raciales et qui a eu à s’exprimer sur le sujet. Mais l’histoire personnelle de Philemona Williamson fait qu’elle adopte un […]

lire la suite .../ ...
Chana Orloff et le Paris de la modernité

0

commentaire

On a un peu oublié Chana Orloff, cette sculptrice d’origine ukrainienne née en 1888 et morte en 1968. Pourtant, elle fut une des artistes les plus célébrées de l’entre-deux-guerres et son destin fut digne d’un roman : venue à Paris en 1910 pour étudier la couture, elle se découvre, au contact des artistes de Montparnasse, parmi lesquels Modigliani, Soutine ou Chagall, un don pour la sculpture. Elle est admise à l’Ecole des arts décoratifs, fréquente l’Académie Vassilieff et trouve rapidement son propre langage, un peu à l’écart des mouvements qui dominent à l’époque. En 1916, elle épouse Ary Justman, un poète […]

lire la suite .../ ...
Peter Doig, Antony Gormley, Andriu Deplazes: points et contrepoints

0

commentaire

Peter Doig est incontestablement un des plus grands peintres figuratifs vivants. Son sens de la composition, son traitement de la couleur, ses scènes nocturnes baignées par une lumière presqu’irréelle en ont fait un artiste dont on reconnait immédiatement la patte et qui a produit quelques-uns des tableaux les plus reproduits de l’époque. Et c’est aussi quelqu’un qui a une parfaite connaissance de l’histoire de l’art et qui y fait très souvent référence dans sa pratique. C’est la raison pour laquelle Christophe Leribault, le directeur du Musée d’Orsay, l’a invité à exposer dans quelques salles de son établissement. Il lui a […]

lire la suite .../ ...
Gertrude Stein et Pablo Picasso, l’exposition trompeuse

0

commentaire

Il est des expositions qui en cachent d’autres. C’est le cas, par exemple, de celle présentée au Musée du Luxembourg (le jardin, pas le pays). Elle a pour titre : Gertrude Stein et Pablo Picasso, L’invention du langage et l’on pense donc qu’elle va être entièrement consacrée aux relations entre le peintre espagnol et celle qui fut une de ses premières collectionneuses. Et, de fait, les premières salles évoquent cette période précubiste de Picasso (avant Les Demoiselles d’Avignon) et les autres peintres qui firent partie de l’imposante collection de la mécène américaine (Juan Gris, Braque, Matisse, entre autres). Mais le célèbre […]

lire la suite .../ ...