de Patrick Scemama

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La République de l'Art

Expositions

Romainville, le nouveau pôle artistique de l’Est parisien

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Il y a environ un an, au moment de la Fiac, s’ouvraient à Romainville, sur un ancien site pharmaceutique, les premiers locaux de la Fondation Fiminco, cette fondation dont la vocation première est d’accueillir des artistes en résidence et qui, en faisant venir des galeries, avait pour ambition de constituer un grand pôle d’art contemporain à l’est de Paris, intitulé Komunuma (à la fois parce qu’il est situé rue de la Commune, mais aussi pour l’esprit de communauté qu’il voulait dégager). A l’époque, les galeries essuyaient les plâtres, on pataugeait un peu dans la gadoue et il s’agissait davantage d’une […]

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Fous de peinture

Fous de peinture

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Pendant longtemps, une des caractéristiques de la peinture de Mathieu Cherkit, cet artiste dont il a souvent été question dans ces colonnes (cf, par exemple, http://larepubliquedelart.com/mathieu-cherkit/) a été de représenter la maison de Saint-Cloud dans laquelle il vivait avec sa famille, en la recomposant, lui faisant subir des perspectives étranges, mettant en avant un détail qui aurait pu paraitre anodin. Cette maison et pas une autre, comme si l’essence de son travail s’y trouvait, comme si elle était nécessaire à son inspiration (il y avait bien eu quelques tentatives de représenter d’autres lieux, mais l’artiste était vite revenu à la […]

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Pour le Liban

Pour le Liban

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On connait relativement mal La Guerre et la Paix, cette œuvre que Picasso peignit directement sur les murs de la chapelle du Château de Vallauris, à la fin des années cinquante, à la même époque où Matisse édifiait sa sublime chapelle à Vence et où Cocteau ornait de fresques langoureuses la chapelle des Pêcheurs de Villefranche-sur-Mer. Réalisée en pleine Guerre froide, dans ce petit édifice médiéval qui ne dispose pas d’ouverture sur l’extérieur, elle représente, sur un mur, les folies et les horreurs de la guerre et, sur le mur d’en face, la félicité et le bonheur de la paix, […]

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L’été de la Villa Noailles

L’été de la Villa Noailles

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La Villa Noailles, c’est cette extraordinaire maison moderniste construite par Robert Mallet-Stevens dans les années 20 sur les hauteurs de Hyères, à la demande du célèbre couple de mécènes et collectionneurs, Charles et Marie-Laure de Noailles (cf http://larepubliquedelart.com/charles-et-marie-laure-de-noailles-pour-lamour-de-lart/). Ayant longtemps abrité les œuvres d’art les plus novatrices de l’époque, elle appartient désormais à la ville de Hyères et est devenue, sous l’impulsion de son dynamique directeur Jean-Pierre Blanc, un centre d’art réputé, qui accueille entre autres chaque année les festivals de la mode et du design. Mais cette année, faute de Covid, les festivals n’ont pu avoir lieu. Et comme […]

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L’Espace de l’Art Concret s’enrichit

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L’Espace de l’Art Concret, ce très beau centre d’art de Mouans-Sartoux dont il a déjà souvent été question dans ces colonnes (cf, par exemple, http://larepubliquedelart.com/concret-vous-avez-dit-concret/) vient de rouvrir, avec un nouvel accrochage de ses collections. La particularité de ce centre, rappelons-le, est d’abriter la collection de Gottfried Honegger et Sybil Albers, qui furent les chantres de l’art concret, cette forme d’art née dans les années 30, sous l’impulsion de Théo Van Doesburg et qui voulait rompre avec la subjectivité et l’expressivité des mouvements artistiques précédents pour atteindre un mode de représentation de dimension universelle. Elle compte plus de 700 œuvres […]

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Léger/Gilbert & George, rencontre inattendue

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Soucieux de poursuivre l’ouverture de sa programmation au contemporain (il l’avait déjà fait avec Stéphane Couturier), le très charmant Musée Fernand Léger de Biot, dans les Alpes-Maritimes, propose cet été une surprenante confrontation : celle du maître des lieux avec les artistes anglais que l’on associe volontiers au Pop Art, Gilbert & George. Surprenante, car rien ne semble à première vue réunir celui qui fut une des grandes figures de la modernité française avec ce duo qui se définit comme des « sculptures vivantes », se met le plus souvent en scène dans ses oeuvres et joue volontairement sur la provocation. Mais il […]

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L’ADN du groupe

L’ADN du groupe

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Les galeries sont désormais toutes rouvertes. Elles proposent soit des expositions vernies avant le confinement, mais rapidement interrompues (cf http://larepubliquedelart.com/reouverture-precautionneuse-et-modeste/), soit des expositions qui étaient prêtes et qui devaient ouvrir pendant cette période (cf http://larepubliquedelart.com/la-force-du-geste/). Mais pour la suite, le programme a dû être chamboulé, car certaines pièces, qui auraient dû être fabriquées pendant les derniers mois, n’ont pas pu l’être et des artistes étrangers qui devaient venir pour l’accrochage sont toujours bloqués dans leurs pays. Les galeristes ont donc été dans l’obligation de s’adapter, d’annuler ou de reporter un certain nombre de projets. Et, pour des raisons qui tiennent […]

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La force du geste

La force du geste

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Les galeries sont désormais presque toutes rouvertes et les musées ne devraient pas tarder à l’être. Mais dans des conditions sanitaires particulières, avec toujours un nombre de visiteurs restreint, un port du masqué obligatoire, un parcours obligé et souvent limité. Parmi les musées qui retrouveront bientôt leurs visiteurs, le Centre Pompidou (début juillet). Celui-ci a été fermé la veille du vernissage de l’exposition Christo, qui devait être une grande rétrospective, en prélude à l’empaquetage de  l’Arc de Triomphe, prévu à l’automne. Or, on a appris il y a deux jours la mort de l’artiste à 84 ans, pour causes naturelles […]

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Réouverture précautionneuse et modeste

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Ca y est, les galeries rouvrent progressivement et la vie reprend petit à petit un cours normal (une réouverture partielle des musées est annoncée pour bientôt). Mais la visite ne se fait pas pour autant dans les mêmes conditions que d’habitude : le port du masque est exigé, du gel hydroalcoolique est mis à disposition et un nombre restreint de visiteurs est autorisé au même moment dans l’espace. Pour rassurer ces derniers, certaines galeries ont même mis en place un système de réservations en ligne, de façon à ne jamais dépasser le quota. D’autres demandent à ce qu’on prenne rendez-vous par […]

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Brognon Rollin, le temps et l’humain

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On avait découvert le travail du duo Brognon Rollin à la Biennale de Melle, il y a deux ans (cf http://larepubliquedelart.com/melle-largent-fait-le-bonheur/), où, dans une église désaffectée, un siège était resté vide. Sur ce siège, un homme noir venu des Etats-Unis et exerçant le curieux métier de « line sitter » (celui qui attend à la place des autres) était resté assis pendant 26 jours, puis il était parti. Qu’avait-il attendu ? Qu’un individu, homme ou femme -personne n’en connaît l’identité-, décide de mettre fin à ses souffrances et se fasse euthanasier en Belgique, où c’est légal et d’où sont originaires les deux artistes […]

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Thaddaeus Ropac fête les femmes

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Le minimalisme, c’est bien connu, a souvent été associé à un monde masculin, voire machiste. L’esthétique épurée, qui exclut tout décoratif, le choix de matériaux industriels, l’absence d’affects semblaient davantage correspondre à un univers d’hommes, apparemment plus aptes à concevoir physiquement des pièces lourdes et grandioses, qui se confrontent -avec brutalité parfois- à l‘espace, et à faire preuve d’abstraction. Et c’est à cette époque aussi que nait le « white cube », cette prolongation dans l’espace d’exposition du concept minimal lui-même : largement analysé par Brian O’Deherty dans son célèbre essai, White cube. L’espace de la galerie et son idéologie, il devient lui-aussi […]

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Révolution de Palais

Révolution de Palais

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Le Palais de Tokyo est dans l’entre-deux. Sa nouvelle directrice, Emma Lavigne, a été nommée il y a seulement quelques mois et elle n’est donc pas encore responsable de la programmation. Celle-ci s’en ressent, qui a cruellement souffert pendant de longs mois de l’absence de direction (Jean de Loisy étant parti début 2019 pour diriger les Beaux-Arts de Paris) : Prince-sse-s des villes, l’exposition sur les nouvelles mégapoles de l’art, l’été dernier, frisait la catastrophe (cf http://larepubliquedelart.com/dailleurs-et-dici/); quant à Futur, Ancien, Fugitif, l’exposition de rentrée qui se proposait de jeter un regard différent sur la scène artistique française, elle avait bien […]

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Au Nord, l’Afrique

Au Nord, l’Afrique

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C’est parce que Lille a été nommée, en 2020, « Capitale du design », que Françoise Cohen, la directrice de l’Institut du Monde arabe (IMA) de Tourcoing, s’est demandé comment son musée pouvait s’inscrire dans cette célébration. Et elle y a répondu par l’objet vernaculaire marocain, en le considérant comme un objet de design traditionnel et collectif. « De tradition millénaire, précise-t-elle dans le dossier de presse, la production populaire au Maroc de tapis, textiles, céramiques, bijoux témoigne d’une formidable créativité, dont les femmes, particulièrement en milieu rural, sont porteuses. Présents dans toutes les sphères de la vie sociale, ces objets expriment une […]

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Dans le Marais, mastodontes et challengers

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Dans le Marais, qui reste l’épicentre des galeries parisiennes, les grosses enseignes voisinent avec d’autres, plus modestes. C’est un peu le combat de David contre Goliath, de l’Ogre contre le Petit Poucet. Et la programmation est souvent à l’avenant, qui propose des pièces monumentales dans les galeries importantes, tandis que les plus petites sont obligées, faute de place, à des formats plus intimes. Quelques expositions qui s’y tiennent en ce début d’année illustrent parfaitement  ce clivage. Chez Emmanuel Perrotin, par exemple, qui est un des poids lourds de la scène française, on donne, comme souvent, dans le spectaculaire. L’exposition s’appelle […]

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Alain Séchas, méfions-nous des chats!

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On connaît surtout Alain Séchas pour ses « chats », ses personnages hybrides avec une tête féline, mais un corps humain (ils tiennent sur deux pattes) et qui font penser à Irma Vep, la vampire de Feuillade qui, dans sa combinaison de latex noire, faisait fureur dans les années 20. En fait, de l’aveu même de l’artiste, qui n’en possède pas, ce qui le fascine dans le chat, ce n’est pas tant l’animal que l’espèce de stéréotype qu’il incarne -et qui fait qu’il devient neutre- et ses yeux, qui frappent directement celui qui le regarde et parviennent à retenir son attention. Ses […]

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Dites le avec des fleurs

Dites le avec des fleurs

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Comment mieux commencer l’année qu’avec des fleurs ? C’est ce à quoi nous invite l’exposition Narcisse ou la floraison des mondes qui se tient actuellement au Frac Nouvelle-Aquitaine de Bordeaux. Pourtant, pendant longtemps, dans l’histoire de l’art, la fleur fut considérée comme un élément décoratif se situant tout en bas de l’échelle des sujets à peindre (le haut étant réservé aux sujets d’histoire et de mythologie), en bref, un sujet pour les femmes ou les peintres du dimanche. Et ce n’est qu’au XIXe siècle, avec les natures mortes de Manet et, bien sûr, les Nymphéas de Monet, qui firent la jonction […]

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Je me souviens de 2019

Je me souviens de 2019

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L’année 2019 n’est pas encore complètement terminée, mais déjà il est temps de se souvenir. D’habitude on établit des classements en cette fin décembre, les tops et les flops des douze mois qui viennent de s’écouler. Mais je préfère laisser ma pensée vagabonder et vous faire part de souvenirs d’expositions tels qu’ils me viennent à l’esprit… Il y a d’abord une exposition dont je n’ai pas parlé dans ces colonnes, mais qui est sans doute une des plus puissantes que j’ai vues récemment. Il s’agit de l’exposition d’Antony Gormley qui s’est tenue à la Royal Academy of Arts de Londres […]

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Orsay et les contemporains

Orsay et les contemporains

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Le Musée d’Orsay, ouvert en 1986, couvre, on le sait, les œuvres de la seconde partie du XIXe siècle et du début du XXe (en gros jusqu’aux Impressionnistes). Mais il ne s’interdit pas d’accueillir des contemporains. C’est ainsi qu’en ce moment, alors que Yan Pei-Ming répond à L’Enterrement à Ornans de Courbet -à l’occasion du 200e anniversaire de la mort du peintre-  par un triptyque important qu’il a baptisé L’Enterrement à Shanghai, Christodoulos Panayiotou présente une exposition qu’il a intitulée, lui, LUX S.1003 334. En fait, cette appellation mystérieuse correspond à l’inscription qui figure au dos de la sculpture de […]

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Moulages d’hier et d’aujourd’hui

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Aux Beaux-Arts de Paris, les moulages en plâtre sont partout. Dans les couloirs et les cours intérieures, pour que les étudiants aient toujours à l’esprit les plus belles sculptures classiques, mais aussi dans la Chapelle des Petits-Augustins qui fut, rappelons-le, pendant la Révolution et sous l’impulsion d’Alexandre Lenoir, le premier endroit où l’on rassembla des œuvres d’art afin de les constituer en collection publique, l’ancêtre du Musée du Louvre. Et lorsque celui-ci vit le jour, quelques années plus tard et qu’on restitua aux différents monuments les œuvres qui avaient été mises à l’abri pendant la Révolution, on les remplaça, tout […]

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Eloge sylvestre

Eloge sylvestre

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C’est une petite exposition, mais elle est riche et elle se savoure avec le plaisir des mets précieux, sans jamais risquer l’indigestion, la satiété. Elle se tient en plus dans ce charmant endroit qu’est le Musée Zadkine, près du Luxembourg, au cœur d’un jardin dans lequel vécurent et travaillèrent pendant près de quarante ans le sculpteur d’origine russe et son épouse, Valentine Prax. En fait, comme le dit Noëlle Chabert, qui en est commissaire, « l’exposition Le Rêveur dans la forêt s’inscrit dans la continuité d’une programmation qui tend à réinsérer l’œuvre de Zadkine dans son contexte historique et à la […]

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